1 - Introduction au "Livre d'Or"

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28 avril 2017 : mise en ligne de 2 nouvelles fiches, les dernières de l'année 1917

 

Judé Laurent Jean PISTRE, mort, disparu,  le 31 octobre 1917 à Marvoisin (Meuse)

 

Prosper Guillaume VIÉ, mort, tué à l'ennemi, le 15 novembre 1917, à Merckem (Belgique)

 

16 avril 2017 : mise en ligne de 3 nouvelles fiches

 

François Georges COLOMBIÈS, mort, des suites de ses blessures, le 12 septembre 1917 à l'hôpital mixte de Rosendael (Nord)

 

Hippolyte PEILLE, mort, noyé en mer Méditerranée, suite au torpillage du navire qui le ramenait du Maghreb, le 27 septembre 1917

 

CHARLES BARTHÉLÉMY de SAIZIEU, mort, tué à l'ennemi, le 18 octobre 1917, lors de la préparaton de la bataille de la Malmaison à Jouy-Aizy (Marne)

 

 

2 avril 2017 : mise en ligne de 2 nouvelles fiches

 

Jean FAURÉ, mort, suite de maladie, le 11 juillet 1917 à CHOLET (Maine et Loir), c'est le MPF le plus âgé de la commune, il avait 47 ans

 

Pierre Émile ROUQUET, mort, suite de maladie, à VERRIA (Grèce), le 21 juillet 1917

 

 

14 janvier 2017 : mise en ligne de deux nouvelles fiches

 

Jean-Pierre ROCH, décédé accidentellement le 10 mai 1917, à AXAT (Aude)

 

Jules FERRED, mort des suites de ses blessures le 1 juin 1917 à Ville-sur-Cousances (Meuse)

 

 

7 janvier 2017 : mise en ligne de deux nouvelles fiches

 

Jean Joseph IZARD, tué le 6 mai 1917 devant le moulin de LAFFAUX (Aisne)

 

Raoul Charles BARTHÉLÉMY de SAIZIEU, tué le 7 mai 1917, devant le moulin de LAFFAUX (Aisne)

 

 

24 décembre 2016 : mise en ligne de deux nouvelles fiches

 

Gaston Louis MIQUEL, tué le 17 avril 1917, Sapigneul (Commune de Cormicy - Marne)

 

Joseph GAILLARD, mort le 17 avril 1917, à Soissons (Aisne) des suites de ses blessures

 

 

 

On recherche toujours des informations sur André AZIBERT, mort le 25 octobre 1916 à Paris, inscrit sur le Monument aux Morts de Trèbes

 

 

Editorial

 

Nos «poilus» ont connu dans les tranchées des conditions de vie inhumaines: le froid, la boue, le manque d’hygiène, d’eau potable et de nourriture. Enfer de Verdun, offensives de la Somme ou du Chemin des Dames, pour ne citer que les batailles les plus meurtrières, autant de tueries inutiles qui amèneront, en 1917, certains poilus à se mutiner pendant que la censure d’Etat, cachait la réalité des événements aux civils.

L’Europe sortira très affaiblie de ce conflit qui, hélas ne sera pas le dernier. Cette guerre qui devait être la dernière, deviendra la 1ère guerre mondiale.

 

Les élus que nous sommes ont un devoir de mémoire vis-à-vis de notre jeunesse. Je remercie sincèrement Patrice LEPLAT pour la qualité de son travail et pour son sens du détail.

«Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force 

                                         la solution des conflits que la raison peut résoudre …»                                                                      

                                                                                                                                                    Jean JAURÈS

 

Eric MENASSI

Maire de Trèbes

(3 août 2014)

« Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. ... les tambours, les canons formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La bayonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque.

Enfin tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin; il était en cendres: c’était un village... brûlé selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros, rendaient les derniers soupirs; d’autres à demi-brûlées criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupées. »                   Voltaire   in "Candide"

 

 

Un "Livre d'or"... Pourquoi aujourd'hui ?

3 août 1914 / 3 août 2014.

 

Il y a aujourd'hui cent deux ans, le 3 août 1914, se déclenchait, après quelques semaines d'un diabolique engrenage diplomatique, la plus effoyable guerre qui fut.

 

La commune de Trèbes abritait à cette époque environ 2 000 habitants. Parmi les hommes de 18 à 47 ans, plus de 135 y laissèrent leur vie, beaucoup d'autres y participèrent et en revirent blessés ou traumatisés. Aucun n'en revint indemne. C'est en hommage à tous ceux-ci, aux mères, aux femmes, aux enfants aussi, que nous allons évoquer ces morts et de leur calvaire. Nous allons aussi, mais c'est plus difficile, tenté de parler du calvaire des vivants, pendant et après. Tous ces morts, toutes ces morts, qu'elles qu'en soient leur circonstances, sont honorables et ne peuvent être oubliées. Nous allons nous souvenir du sacrifice que tous firent.

 

Loi du 25 octobre 1919, relative à la commémoration et à la glorification

des "Morts pour la France" durant la grande Guerre.

 

Art.1er : Les noms des combattants des armées de terre et de mer, ayant servi sous les plis du drapeau français et Morts pour la France, au cours de la guerre 1914-1918, seront inscrits sur les registres déposés au Panthéon.

Art.2 : Sur ces registres figureront, en outre, les noms des non-combattants qui auront succombé à la suite d’actes de violence commis par l’ennemi, soit dans l’exercice de fonctions publiques, soit dans l’accomplissement de leur devoir de citoyen.

Art.3 : L’Etat remettra à chaque commune un livre d’or sur lequel seront inscrits les noms des combattants des armées de terre et de mer, Morts pour la France, nés ou résidant dans la commune.

- Ce livre d’or sera déposé dans une des salles de la commune et tenu à la disposition des habitants de la commune.

- Pour les Français nés ou résidant à l’étranger, le livre d’or sera déposé au consulat dont la juridiction s’étend sur la commune où est né, ou a résidé le combattant mort pour la Patrie.

Art.4 : Un monument national commémoratif des héros de la grande guerre, tombés au champ d’honneur, sera élevé à Paris ou dans les environs immédiats de la capitale.

Art.5 : Des subventions seront accordées par l’Etat aux communes, en proportion de l’effort et des sacrifices qu’elles feront en vue de glorifier les héros morts pour la Patrie. La loi de finances ouvrant le crédit sur lequel le subventions seront imputées règlera les conditions de leur attribution.

Art.6 : Tous les ans, le 1er ou le 2 Novembre, une cérémonie sera consacrée dans chaque commune à la mémoire et à la glorification des héros morts pour la Patrie. Elle sera organisée par la municipalité avec le concours des autorités civiles et militaires.

Art.7: La présente loi est applicable à l’Algérie et aux colonies.

 

(J.O du 26 octobre 1919)

 

 


 

Les archives contemporaines situées à Avon (77), détiennent la totalité des feuilles relatives à l'établissement des Livres d'or. Classées par département, par ordre alphabétique de villes et de villages. Pour le département de l’Aude sous la côte F9 3959 19860711 art 59. La loi du 25 Octobre 1919 ordonne la création du livre d'or contenant les noms des militaires «Morts pour la France» pendant le conflit de 1914/1918, entre le 2 août 1914 et le 24 octobre 1919, date légale de la cessation des hostilités. Ce livre d'or devait être déposé au Panthéon et un exemplaire dans la salle communale consultable par la population.

 

La préparation de ce livre d'or a commencé dès la promulgation de la loi sous l'égide du Ministère des Anciens Combattants et par le Ministère des pensions. Ce projet sera interrompu par la guerre 39/45 et ne sera jamais repris et restera en l'état de brouillon.

 

La Mention «Mort pour la France», n’est accordée qu’aux conditions des lois d'octobre 1919 et du 28 Février 1932. De nombreux soldats, morts dans les Hôpitaux, de maladie aggravée, inscrits par les Communes sur les Monuments aux Morts n'ont pas reçu la mention « Mort pour la France ». Leurs noms ne furent pas inscrits sur le livre d'Or, il en est de même pour les soldats ayant séjourné dans la commune un certain temps et difficilement localisables.

 

Pour être inscrit sur le Monument aux Morts, ainsi que sur le livre d'Or, les critères généraux étaient soit dans la commune de naissance ou 15 ans de domiciliation à la déclaration de la guerre, de ce fait certains soldats furent inscrits sur un, deux et même parfois trois monuments, mais d'autres sur aucun.


Pour être inscrit sur le Monument aux Morts la décision appartient à la commune (de nombreux soldats n'ayant pas obtenu la mention "Mort pour la France" y furent inscrits ainsi que les victimes civiles). Concernant les victimes civiles, il était possible qu'elles puissent obtenir la mention "Mort pour la France", mais à quelques exceptions près les communes n'ont pas fait la demande d'obtention.

 

Pour le Livre d'Or, les communes proposaient une liste; la décision finale est prise par le Ministère des Anciens Combattants, s'ensuit un échange de courrier. Plusieurs communes réclamaient parfois le même soldat; l'arbitrage étant effectué, le nom du soldat ne devrait être inscrit que sur un livre d'or. Il arrive toutefois que le Ministère donne son accord sur deux et même parfois trois Livres d'Or. Pour quelle raison ?

 

A ce jour, cette loi étant toujours en vigueur, je me propose donc de réparer l'oubli. Toutefois, je ne me suis pas limité aux critères des lois de1919 et de 1932. Toutes les victimes directes et indirectes ont trouvées leur place dans ce livre... Au total ce sera donc 137 noms (sous réserve de nouvelles découvertes) qui y seront inscrits.

 

 


 

Attention :  Ce site n'est, en aucun cas, une apologie de la guerre. C'est seulement, à l'occasion du centenaire, se souvenir de cette époque douloureuse et de ses héros, au quotidien. Nous serions assez tenté de dire comme un certain monument aux morts de la Creuse: "Maudite, soit la guerre",... mais nous respectons le sacrifice de toutes ces petites gens qui y prirent part, d'une façon ou d'une autre. Nous ne parlerons pas d'Histoire, avec le grand H, sauf pour resituer le contexte. Nous n'évoquerons pas les hommes politiques, ni les généraux. Il y a tant d'ouvrages pour cela. Nous n'avons rien à démontrer dans ce site, ni prosélytisme, ni pacifisme, ni nationalisme, juste se souvenir d'eux.

 

 

 

Nous avons bien entendu besoin de vous tous; autorités civiles, religieuses, associations, familles  pour complèter et enrichir, pour faire de ce site une référence et un outil de mémoire au service de chacun. N'hésitez pas à me communiquer toute information susceptible d'enrichir les fiches individuelles; ou tout témoignage sur ceux qui en sont revenus. C'est votre site pour notre mémoire.


 

Les fiches individuelles

  

Au moins centre trente huit (138) trébéens (natifs, conjoints de trébéennes, résidants, ayant des attaches), étant décédés du fait de la Guerre 14/18 ont été répertoriés. Pour chacun d'eux, je tente de réaliser une fiche individuelle indiquant des données personnes, les plus complètes possibles, et de décrire, de façon plus ou moins exhaustive, son parcours durant cette guerre. J'aimerai aussi illustrer chaque fiche d'une photo.  exemple de fiche1, exemple 2

 

Les fiches qui sont publiées sur ce site ont été établies à partir du relevé des noms, gravés sur le Monument aux morts de la commune de Trèbes, des fiches conservées aux archives du Ministère de la Défense, et relevées sur le site «Mémoire des hommes», de la consultation des registres militaires conservés aux archives départementales de l’Aude, de la liste du Livre d’or conservée aux Archives nationales et de la lecture des Journaux de marche et des opérations (JMO) de chaque régiment.

 

Mais, elles sont encore incomplètes, et je demande donc aux familles de bien vouloir me confier une photo, des documents personnels, des récits qui leur seront, bien entendu, rendus, avec l'autorisation de l'inscruster sur ce "livre d'or".

 

L'objectif à terme, étant de réaliser ce qui ne l'a pas été en 1930, le fameux "livre d'or"

 

J'ai mis tout le sérieux possible dans mes recherches, mais des erreurs ont pu se glisser indépendamment de ma volonté. Bien entendu, si vous relevez des erreurs, des omissions, ou si vous avez des informations complémentaires, je vous remercie par avance de me les communiquer.


  

 

 

 

 

 

Souvenons-nous de ces jeunes hommes et parfois moins jeunes (les plus âgés des sacrifiés avait plus de 40 ans) qui ont accepté, dans la dynamique de l"Union Sacrée", le sacrifice de leur vie pour défendre la République et ses valeurs.

 

Combien, de cette charrette qui conduit, à Capendu, les conscrits de l'année 1913 au conseil de révision, en reviendront indemne.

 

Aujourd'hui (avril 2017), ce sont les fiches des 107 "Morts pour la France" entre le 3 août 1914 et le 18 octobre 1917 qui sont publiées, et au fur et à mesure les autres fiches les rejoindront.

 

 

(NdR) Qu'il me soit permis, à titre personnel, d'avoir une pensée pour mon arrière grand-père maternel: René Jacques ENIZAN qui est mort dans les premiers jours de la bataille de VERDUN, le 28 février 1916. Il avait plus de 41 ans, trois enfants en vie dont la plus jeune, ma grand-mère maternelle, avait moins de 8 ans. 

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