Noé Louis Étienne AZÉMA (1888/1918)

Fils de  Pierre (décédé avant 1908) et de Marie GUILLE (domiciliée à Trèbes en 1908), Noé Louis Étienne, dit Louis, AZÉMA est né à Trèbes, le 22 décembre 1888.

 

Il passe toute son enfance et sa jeunesse à Trèbes. 

 

Lors du conseil de révision de sa classe, en  1908, à Capendu, son n° matricule au recrute-ment est le 415. Il déclare être agent surnumé-raire aux contributions indirectes (administration des douanes) et résider à Trèbes, chez sa mère.

 

Louis AZÉMA effectue son service militaire à partir du 7 octobre 1909, jusqu’au 24 septembre 1911, au 142ème R.I. stationné à Mende 

 

Il semble être resté célibataire.

 

En 1914,  il réside à Valence (Drôme) où il occupe un emploi aux contributions

 

Il décède le 23 novembre 1918 à Capestang (Hérault)    


 

Lors de la mobilisation d’août 1914, il est encore classé indisponible par son Administration. Nommé à Valence le 4 juin 1914, il est mis à disposition des autorités militaires, le 3 septembre 1914.

 

Il est alors incorporé le 9 septembre 1914 au 75ème RI , stationné à Romans (Drôme) à quelques encablures de Valence, où il occupait son emploi dans l'administration de impôts indirects (Douane). Est-il envoyé au front ou reste-t'il au dépôt ?

 

Le 75ème R.I. est engagé à partir du 24 septembre dans la 1ère bataille de Picardie. Il participe aux combats de Maucourt, Chaulnes, Lihons et Vermandovillers. Il n'est ramené à l'arrière que le 8 août 1915. Si Louis AZEMA est monté au front c'est dans ce secteur.

 

Mais, il y a tout lieu de penser que son état de santé est déjà mauvais, car il est classé dans le "service auxiliaire" par la commission de réforme de La Rochelle, le 23 avril 1915 avant d'être démobilisé et rendu à ses foyers le 17 août 1915, pour problèmes cardiaques, afin d'être remis à disposition de son Administration.


 

Louis est classé non disponible comme "commis" à Valence le 30 décembre 1915. Mais l'armée manque de "bras" et il est de nouveau classé "bon pour le service armé" par la commission de réforme de Valence, le 14 février 1916.  est remobilisé le 14 février 1916, et affecté au 81ème RI, stationné à Montpellier. Il arrive au corps le 23 mars 1916.

 

La commission de réforme de Montpellier, le propose au changement de corps pour "emphysème, hypertrophie cardiaque et palpitations", le 16 mai 1816. Louis AZÉMA est alors affecté à la 16ème S.C.O.A, le 29 mai 1916, puis à la 5ème S.C.O.A. (Poitiers, Moulins, Roanne,...) le 5 juin 1916, chargé essentiellement des approvisionnements des armées au front.

 

Mais les commissions de réforme s'acharnent

  


 

Le voilà artilleur affecté au 3ème R.A.C. en garnison à Castres, le 4 septembre 1916. Toutefois, il est de nouveau classé "service auxiliaire" par la commission de réforme de Béziers, le 1 février 1917, pour "cardiopathie et rhumatismes". Il passe de nouveau devant une commission à Carcassonne qui le classe "apte à la zone des armées" en vertu d'un nouveau décret, le 4 octobre 1917. Il est alors dirigé sur l'inspection des forges de Toulouse, comme "aide contrôleur", le 1er novembre 1917.

 

Il passe, administrativement, le 9 novembre 1917, au 58ème R.A.C. caserné à Bordeaux, et enfin au 57ème R.A.C. stationné à Toulouse, le 5 février 1918.

 

 Plaques situées dans l'Eglise collégiale Saint-Étienne, place Jean Jaurés, à Capestang

 

Probablement hospitalisé dans les derniers mois de la guerre, Louis AZEMA décède le 23 novembre 1918, douze jours après l’armistice, à Capestang (Hérault 34052), quelques jours avant ses 30 ans.

 

Le statut de «Mort pour la France» lui est attribué et sa fiche individuelle indique «Suite à une maladie cardiaque, contractée au service».

 

Son décès est consigné dans le registre de l’Etat-civil de Capestang dans l’Hérault.

 

Son nom (avec le seul prénom Louis) est gravé sur le monument aux morts de Trèbes et sur tous les autres monument de la Commune. Son nom est aussi inscrit sur une plaque se situant dans l'Eglise collégiale Saint-Étienne, place Jean Jaurés à Capestang (Hérault)

 

On ignore le lieu de son inhumation. Il ne l'est pas à Trèbes, mais Il est peut-être inhumé à Capestang ?