Hugues Alfred ESPALLAC 1879/1914

 

Fils de Jacques et de Joséphine BEDOS, Hugues est né le 1 avril 1879 à Portel les corbières, dans l’Aude.

 

 

A l’époque de son conseil de révision à Capendu en 1899, il demeure à Trèbes avec ses parents et y exerce le métier de tonnelier.

 

A la suite du Conseil de révision qu’il effectue à Narbonne (classe: 1899 - n° matricule au recrutement: 851), au cours duquel il a été déclaré apte, il accomplit son service militaire à partir du 15 novembre 1900 jusqu'au 20 septembre 1901 au 10ème bataillon d’artillerie à pied (Toulon ?), puis jusqu’au 19 septembre 1903 à la 15ème section de secrétaires d’Etat-major.

 

Il résidera plus tard, alternativement, à Peyriac-Minervois chez son beau-frère (1905 et 1913), et à Trèbes chez son frère (1906). Ou se marie-t-il après 1906 ? Probablement à Peyriac le ?, avec Anna Louise GILS, d’où ? enfants. Son épouse réside à Peyriac Minervois en 1915.

 

Il résidera, seul ou avec sa femme ? à Paris, 17 rue Muller dans le 18ème arrondissement, quelques mois avant avant sa mobilisation.

 

Il décèdera le 28 novembre 1914 à Gernicourt, à la limite sud du département de l'Aisne (02).

 

A la mobilisation, il a 35 ans, et, vu son âge, il rejoint le 4 août, un régiment d’infanterie territoriale. (Le 121ème à Béziers ?)

 

Les régiments d’infanterie territoriale composés d’hommes entre 34 et 39 ans ou de réserve territoriale de 40 à 45 ans ne devaient pas coopérer aux combats; le plan de mobilisation ne le prévoyait pas, et ces régiments n’étaient pas outillés pour prêter leur appui aux régiments actifs. Toutefois les RIT des régions frontalières se trouvèrent engagés d’emblée dans la bataille pour défendre leurs villes. De plus, dès la fin août 1914, les plus jeunes classes furent intégrées dans des régiments d'infanterie d’active et de réserve pour compenser les pertes.

 

Au fil des mois, la distinction dans l’emploi des régiments s’estompe, la spécificité de la territoriale cède la place à une utilisation commune. De fait, les territoriaux sont engagés en 1ère ligne. Tout d’abord, pour la garde de tranchées de 1ère ligne dans des secteurs dits «calmes», puis dans l’occupation des tranchées de départ, en soutien des divisions d’attaque. Puis ils sont engagés en 1ère ligne où ils s’illustrent lors des offensives allemandes de 1918.

 

Les régiments territoriaux sont initialement prévus pour assurer un service de garde et de police (gares, villes, voies de communication occupation des forts, des places fortes, des ponts et autres lieux sensibles. Ils se trouvèrent, par suite, engagés directement ou avec une participation indirecte dans les combats. Les territoriaux effectuent aussi divers travaux: terrassement, fortification, entretien des routes et voies ferrées, creusement et réfection de tranchées et boyaux.

 

 

Le 35ème R.I.T. est mobilisé à Melun, dès le 2 août 1914. Les troupes, composées de Parisiens et de Seine-et-Marnais. Il embarque le 10 août à destination du camp retranché de Langres. Arrivé au camp retranché, le régiment est cantonné dans les forts et les villages de la région nord-est de la ville. Après quelques jours d'instruction et la reconnaissance des positions d'alerte, la mise en état du camp retranché commence. Tous se mettent à l'oeuvre avec ardeur. Tous prennent la pelle et la pioche et rivalisent d'entrain pour l'accomplissement de leur tâche, à la grande satisfaction du gouverneur de la place.

Au cours de ce séjour, en septembre, un prélèvement de 1.000 h. est fait au 35ème R.I.T. pour aller renforcer le 313ème R.I. De nombreux volontaires demandent à partir; deux officiers, désignés parmi les plus jeunes, partent également.


Ces 1.000 hommes sont remplacés dans ce régiment par des hommes du recrutement de Béziers (dépôt et 121ème RI). C'est ce qui vaut à Hugues de se retrouver dans le 35ème R.I.T. affecté à la 4ème Compagnie.

Le 5 novembre 1914, le 35ème R.I.T. part pour le front de l'Aisne. Il est affecté au 1er corps d'armée. Jusqu'au 24 décembre, le régiment est employé aux travaux des premières lignes: organisation des tranchées, des rideaux de barbelés,....

 

C’est au cours de ces travaux en premières lignes, sous les bombardements ennemis qu' Hugues Espallac est tué.  (cf photo du JMO du Régiment ci-contre).

 

 

 


 

Hugues Alfred ESPALLAC est tué à l’ennemi, le 28 novembre 1914, à 11h20, au moment du repas d’un éclat d’obus, dans le bois de Gernicourt, situé sur la commune du même nom (02344), il a 35 ans.

 

Son corps a été restitué à sa famille en novembre 1921. Il est inhumé au cimetière de Peyriac Minervois

 

Son décès a été transcrit dans le registre d’Etat-civil de la commune de Paris 18ème arrondissement à la date du 1er mai 1916, sur ordre des autorités militaires (dernier domicile avant sa mort).

 

 

Son nom est gravé sur les Monuments aux morts de Trèbes et de Peyriac Minervois.