Joseph Jean MAURY 1886/1914

 

Joseph Louis MAURY, fils de Jean Etienne et de Rosalie MOLINIER, est né le 20 mars 1886 à Cuxac- Cabardès.

 

Lors du conseil de révision, qu’il passe à Saissac en septembre 1906, il exerce le métier de charretier et réside officiellement chez son père à Cuxac-Cabardès. De fait il réside à Trèbes,  avenue de la Gare, où il exerce le métier de roulier probablement pour la tuilerie Taillefer (il est nommé dans le recensement de cette commune en mars 1906).

 

Sous le matricule Carcassonne 369, il est déclaré « bon » pour le service.

 

Il effectue son service militaire à partir du 7 novembre 1907 au sein du 96ème régiment d’infanterie de ligne à Béziers (ou Agde). Il est rendu à sa famille le 25 septembre 1909 et obtient le grade de caporal (de réserve), le 26 septembre.

 

Marié, avec Anne Marie Jeanne BRIQUE, il réside à Conques/Orbiel au château de Saptes à partir de mai 1914.

Il décède des suites de ses blessures le premier jour de la "bataille de la Marne », le 7 septembre 1914, près de Montrécourt (aujourd’hui commune des Trois Domaines), dans la Meuse (55).


A la mobilisation, le 3 août, il est incorporé dans le 38ème Régiment d'infanterie coloniale (R.I.C.) avec le grade de caporal au sein de la 18ème compagnie qui fait partie de la 65ème division de réserve (130ème brigade).

 

De fait, le 38ème R.I.C est le régiment de réserve, formé à partir du 2 août, du 8ème RIC, basé à Toulon, à partir d’officiers d’active et de réserve du régiment et des hommes rappelés au dépôt du régiment. Il est composé de 2 bataillons: le 4ème et le 5ème de 1000 hommes chacun. Le régiment est commandé par le Lt. Col. Dardignac, le chef du 5ème bataillon est le commandant Rebel et le commandant de la 18ème compagnie, le capitaine Corcuff.

 

Transporté par voie ferrée le 7 août dans la région de Grasse (à Auribeau), les hommes du régiment sont formés et entraînés activement aux rudements du métier de soldat en guerre jusqu’au 20 août.    

 

Le 30, il se rend à Douaumont puis se porte à la croupe sud du Bois de la Vauche qu’il occupe le 31.    

Le 21 août, les deux bataillons sont embarqués par trains et convoyés, après un passage au dépôt du régiment à Toulon, dans le secteur de Lacroix s/Meuse en débarquant à la gare de Bannoncourt, où ils arrivent, enfin complet, le 24.

 

Le 25, le régiment se rend, après avoir stationner près de Vigneulles, à Viéville où il arrive dans la soirée. Il occupe ces emplacements et en organise les défenses jusqu’au 28 août.

 

<<<< Zone occupée par le 38ème RIC

 

Le 29 août le régiment se déplace sur Haudainville, où il arrive à 17h.    

 

 


Lieu de sépulture

REMBERCOURT-SOMMAISNE (55 - Meuse)

nécropole nationale 'Rembercourt-aux-Pots'

tombe individuelle n°25

 

15 755 m²

14-18 : 5 510 Français dont 3 357 en 2 ossuaires et tombes individuelles : 2 153

 


 

Sa veuve Anne Marie Jeanne BRIQUE bénéficiera d'une pension. La décision sera publiée au Journal officiel du 13 avril 1916 avec effet rétroactif au 8 septembre 1914.